Réduction des Petites Lèvres/ Nymphoplastie

INTIME

Pourquoi une réduction des petites lèvres/Nymphoplastie de réduction ?


L’anatomie des petites lèvres d’une femme est très variable d’une femme à l’autre. En effet, la différence est la règle. C’est pour cette raison qu’aucune mesure objectivable n’existe pour quantifier cette hypertrophie.  Cependant certaines patientes souffrent d’une véritable gêne liée à l’anatomie de leurs petites lèvres, trouvées trop larges, trop grosses, dépassant excessivement des grandes lèvres, pendantes….  C’est ce retentissement, objectivé en consultation, qui fera poser l’indication chirurgicale.

En dehors de la gêne psychologique et esthétique qui peuvent entraver la vie intime d’une femme, il existe aussi un retentissement physique, que ce soit au cours de l’habillement ou bien au cours de la pratique de certaines activités physiques et sportives.

L’aspect gênant des petites lèvres peut être présent depuis toujours ou bien suite aux modifications que la vulve va subir au cours de la vie génitale, notamment après une ou plusieurs grossesses.

La nymphoplastie de réduction est l’intervention chirurgicale visant à réduire la taille de ces lèvres trop développées. Longtemps sujet tabou, les femmes osent maintenant plus facilement aborder ce sujet en consultation et essayent de trouver une solution à ce complexe pouvant entraver leur féminité.

Il s’agit d’une intervention très fréquemment réalisée en France dans le domaine de la chirurgie intime.

Le principe de cette chirurgie est de retirer l’excès des petite lèvre pour rétablir une anatomie correspondant davantage aux standards de la patiente.

Différentes techniques existent, avec leur lot d’avantages et d’inconvénients, mais le choix entre une technique ou une autre reposera sur l’analyse précise de l’anatomie des petites lèvres..

Il n’y a donc pas selon moi de technique à éviter, il faut simplement la réserver au bon cas. C’est donc une chirurgie sur mesure qui vous sera proposée, avec un planning opératoire qui vous sera dressé par le Dr Madar après votre première consultation.

D’autres gestes peuvent être associés à cette intervention en fonction des autres constatations qui seront faites en consultation ou en fonction des demandes de la patiente :

  • Le clitoris peut être excessivement masqué, difficilement stimulable, dû à un excès de volume du capuchon clitoridien ou prépuce clitoridien. Une réduction du prépuce peut donc être décidée.
  • Dans d’autres situations, les grandes lèvres peuvent manquer de volume. Ce manque de volume participe également à une visibilité accrue des petites lèvres par insuffisance de couverture. La correction de ce manque de volume des grandes lèvres peut être réalisée par l’injection d’acide hyaluronique ou d’un lipofilling.

Comme pour toute intervention chirurgicale, des cicatrices seront présentes en postopératoire. Cependant, la vulve est une région cicatrisant excessivement bien, il est donc fréquent que les cicatrices deviennent quasiment imperceptibles 3 à 6 mois après l’intervention.

Comment se prépare et se déroule la réduction des petites lèvres/nymphoplastie de réduction ?


Vous trouverez l’ensemble des informations générales valables pour toute intervention de chirurgie plastique et esthétique sur cette page dédiée LIEN.

Un premier rendez-vous de consultation est nécessaire pour vérifier la faisabilité du geste et l’absence de contre-indication.

Deux consultations préopératoires avec un délai de réflexion de 15 jours sont obligatoires.

Une consultation d’anesthésie sera demandée avant l’intervention.

Des photographies seront réalisées de façon systématique.

Un devis ainsi qu’un consentement éclairé seront signés.

La nymphoplastie peut être prise en charge par l’assurance maladie dans certaines situations. En cas de refus de l’assurance maladie, cette intervention sera considérée comme intervention de chirurgie esthétique, avec l’ensemble des frais qui sera à la charge de la patiente.

L’hospitalisation a lieu en clinique, en ambulatoire, c’est-à-dire avec une sortie possible le soir de l’intervention.

L’intervention peut se dérouler sous anesthésie locale, avec ou sans sédation, ou bien sous anesthésie générale. Ce choix va dépendre des éventuels gestes associés mais aussi de la préférence de la patiente.

Les fils utilisés sont des fils résorbables qui finissent par disparaître tout seul.

Les suites postopératoires sont souvent marquées par un œdème des petites lèvres qui rentre dans l’ordre progressivement durant le premier mois.

Les rapports sexuels sont interdits pendant un mois et demi après la chirurgie.

Un suivi régulier en consultation sera ensuite planifié.